Derrière l’acronyme DSO se cache l’un des éléments incontournables du poste client. Connu également sous le nom de DMP (délai moyen de paiement clients), le Days sales Outstanding désigne le délai de paiement et/ou de recouvrement de vos créances clients. Autrement dit, il indique le nombre de jours s’écoulant entre l’expédition de votre facture et son règlement par le client.
Quelle est la définition du DSO ?
Nombre d’entreprises réduisent le DSO à un simple indicateur. Pourtant, il joue le rôle de vigie pour la trésorerie. Dès que le DSO grimpe, le signal est clair : il faut agir, car l’argent traîne, la trésorerie commence à piétiner. Les équipes comptables savent qu’un délai trop long met rapidement sous pression, tandis qu’un DSO maîtrisé traduit une gestion saine. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin sur la question, consultez la définition dso. À la base, le DSO mesure le nombre de jours moyen qu’il faut pour que les paiements clients arrivent après émission des factures. Autrement dit, il reflète la durée du crédit accordé à la clientèle, avec des conséquences directes sur la santé financière de l’entreprise.
Le calcul du DSO
Le DSO éclaire sur le montant des factures envoyées mais pas encore encaissées. Calculé en jours, ce chiffre donne une idée précise des ressources immobilisées faute de paiement. La démarche pour l’obtenir repose sur deux formules incontournables.
Il est utile de détailler ces étapes :
- Divisez le total des créances clients TTC par le chiffre d’affaires TTC de la période choisie.
- Prenez le résultat et multipliez-le par le nombre de jours de la période (par exemple, 90 pour un trimestre).
Petite démonstration : une société affiche un encours de 20 000 € sur un CA de 45 000 € TTC pour 90 jours. L’application de la formule débouche sur un DSO moyen de 40 jours. Concrètement, ses clients règlent en moyenne après 40 jours.
Cette méthode a le mérite de distinguer entre deux types de factures. D’un côté, celles encore dans les clous (factures non échues) ; de l’autre, celles qui ont dépassé la date fixée (factures échues), où chaque jour de retard peut peser.
Un défaut pourtant subsiste : elle ne tient pas compte des variations saisonnières du chiffre d’affaires, qui faussent le diagnostic sur la durée.
Pour affiner, la méthode dite “par épuisement”, ou countback, vient compléter l’approche standard. Elle s’attache à retrancher le chiffre d’affaires de chaque mois au montant des encours clients puis à totaliser les jours des mois concernés, jusqu’à extinction de l’encours. Cette analyse donne un portrait fidèle du comportement de paiement, même quand l’activité subit de fortes variations selon les saisons.
Finalement, derrière chaque valeur de DSO, on lit la discipline de paiement des clients, la réactivité de la comptabilité et, parfois, la capacité d’une entreprise à traverser les périodes creuses sans suffoquer. Ce n’est jamais qu’un nombre, mais il fait souvent toute la différence. Jusqu’où s’allongera votre délai avant qu’une alerte ne devienne une impasse ?

