Je connais Natixis pour avoir travaillé chez Natixis Lease en 2007 en tant que contrôleur de crédit, dans le cadre d’un contrat à durée déterminée (CDD).Je n’ai jamais imaginé écrire un article sur le dividende Natixis 14 ans plus tard.Ironiquement, destin ou coïncidence, j’ai quitté l’entreprise au coucher du soleil de la crise des subprimes, pour accéder à une opportunité professionnelle plus intéressante chez SIEMENS.J’ai expliqué à Natixis pour voir s’il est intéressant d’investir son argent pour obtenir un rendement grâce à des dividendes supérieur à la brochure A.
Présentation du groupe Natixis
Créée en 2006, Natixis incarne le pôle bancaire de BPCE, né de l’alliance entre caisses d’épargne et banques populaires. Le groupe s’articule autour de cinq domaines majeurs :
- Gestion d’actifs et de patrimoine
- Banque de financement et d’investissement (BFI)
- Assurances à travers Natixis Assurances
- Solutions de paiement, via Natixis Payments
- Déploiement international, avec des activités largement tournées vers l’étranger.
Sur le marché européen, Natixis rivalise avec les plus grandes institutions financières, une bataille serrée face à des concurrents historiques, Statista documente ces rapports de force.
Côté capital, le paysage est limpide : BPCE détient plus de 70 % des parts de Natixis. Ce soutien n’est pas symbolique : la maison-mère a su protéger sa filiale quand la crise a frappé. Pour mesurer la taille du secteur, la BCE affichait en 2020 plus de 1 500 milliards de dollars d’actifs, se hissant à la 7e place européenne.
Gouvernance et dirigeants : à la barre de Natixis
Avant de placer un euro dans une banque, il vaut mieux observer ceux qui tiennent la barre. L’expérience du management et sa rigueur font toute la différence, tant pour les collaborateurs que pour les investisseurs. Il suffit de se souvenir de ces crises où une gestion vulnérable a précipité des catastrophes :
- Déclin brutal de la rentabilité
- Plan sociaux massifs
- Effondrement du cours en Bourse
- Dilapidation de l’entreprise
- Zéro rémunération pour les actionnaires
Dans d’autres cas, la direction d’une entreprise semble menée par ceux qui privilégient les gratifications personnelles… Les bonus astronomiques paraissent acceptables dans l’euphorie des profits, nettement moins lorsque la performance s’essouffle et que les parachutes dorés s’envolent.
Natixis l’a payé cher en 2008, emportée par son exposition excessive aux subprimes américains via CIFG, et son imprudence envers les mirages de Bernard Madoff. À la clé : une perte sèche de 450 millions d’euros. La valse du top management n’a rien arrangé : Dominique Ferrero, alors directeur général, nomme son bras droit Jean Pascal Beauffret aux finances, malgré un déficit d’expérience, puis tous deux repartent avec des compensations conséquentes en pleine tempête.
Depuis août 2020, Nicolas Namias pilote Natixis. Diplômé de l’ENA, Sciences Po et l’ESSEC, il connaît les coulisses du groupe BPCE, dont il a dirigé la stratégie puis la finance. Il cumule d’autres fonctions, notamment à la BCE et à la tête de Coface. Dès son arrivée, il s’est imposé par un style discret, méthodique, loin de la mise en scène médiatique, misant sur une gouvernance stable.
Natixis, un modèle sous pression ?
Les défis ne manquent pas : le secteur bancaire encaisse coup sur coup, pour plusieurs raisons très concrètes :
- L’équilibre financier des banques reste fragile, marqué par une série de crises
- Beaucoup doivent leur survie à l’appui massif de l’État et de la Banque centrale
- Les politiques de taux-bas ont rongé les marges sur les services financiers
- Les nouveaux venus, fintechs et néo-banques (Revolut, N26), bousculent les lignes
- Les géants du numérique s’intéressent de près au marché bancaire
- La montée du financement décentralisé avec les cryptomonnaies s’ajoute à l’incertitude
Dans ce contexte, je considère avec plus de sérénité des sociétés comme Total, Air Liquide ou LVMH, dont la domination sectorielle s’affiche sur la durée. Le constat est sans ambiguïté : le secteur bancaire européen, lui, reste embourbé dans une tendance baissière de long terme.
La formule de Warren Buffett ne s’est jamais autant vérifiée : « Quand la mer se retire, on voit ceux qui se baignent nus. » Depuis la crise des subprimes, l’indice ESTX BANK a décroché. Les grandes maisons comme HSBC ou BNP Paribas ont atténué le choc, le recul reste conséquent. Natixis, elle, a plongé de 95 % et n’a évité le pire qu’avec le soutien public et celui de la BCE.
Un vrai rebond du secteur ne se fera qu’à deux conditions : purger les créances à risque et voir les taux d’intérêt remonter grâce à la BCE.
Natixis : radiographie financière
Pour prendre la mesure d’une banque, on commence par son Produit Net Bancaire (PNB) : il concentre la valeur ajoutée sur l’année, en tenant compte des marges et des commissions.
En 2020, Natixis affiche un PNB de 7,3 milliards d’euros. Après un cycle d’expansion, la dynamique a tourné court : 6,28 milliards d’euros seulement cette même année. Le résultat net a fondu à 101 millions. Le ROE pointe à 5,2 % contre 12,1 % fin 2019. Quant au bénéfice net par action, il tombe sous zéro (-0,01 €).
Côté robustesse, le ratio CET1 atteint 11,6 % en 2020, conforme aux exigences de Bâle 3. Les agences de notation, Fitch Rating (A), Moody’s (A1) et Standard & Poor’s (A), optent pour la prudence, mais reconnaissent la solidité du dossier.
Natixis à la Bourse : montagnes russes et désillusions
En 2006, lors de l’introduction de Natixis, ma conseillère bancaire a tenté de me convaincre d’acheter des actions. Je suis passé à côté, et avec du recul, la prudence s’est avérée payante. L’action, vendue 19,55 euros, a fait une courte incursion dans le CAC 40 avant de dévisser sévèrement.
Au 23 mars 2021, Natixis pèse 12,76 milliards d’euros (selon Google Finance), un poids plume comparé à BNP Paribas (62,53 milliards), Crédit Agricole (34,81 milliards) ou Société Générale (18,66 milliards).
Le contraste est brutal : de 19,55 euros à moins d’un euro en deux ans. La tempête financière a forcé la société à lever 3,7 milliards d’euros sur les marchés, avec l’appoint de BPCE. L’action est passée à 0,76 euro (mars 2009) avant de remonter péniblement : le 23 mars 2021, elle pointe à 4,04 euros. Ceux qui croyaient au rebond se retrouvent à patienter, incertains de revoir un jour leur mise initiale.
Dans tout ce parcours, le seul lot de consolation a parfois pris la forme du dividende annuel.
Le dividende Natixis : bilan et perspectives
En 2020, Natixis a distribué un dividende modeste : 0,06 euro par action. Loin du standing affiché ailleurs. Entre 2011 et 2020, le rendement moyen tourne autour de 6,23 %, mais, depuis son lancement en Bourse, l’actionnaire lambda n’a perçu qu’environ 0,32 euro de dividende par action, un score décevant sur la distance.
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