Combien faut-il gagner en micro-entreprise pour valider 4 trimestres en 2020 ?

Certains chiffres n’ont pas besoin de tourner autour du pot : en micro-entreprise, vos droits sociaux dépendent de ce que vous déclarez et versez, pas seulement de l’envie d’entreprendre. Le système est clair sur ce point, mais les subtilités, elles, se glissent partout. Faut-il vraiment atteindre des seuils précis de chiffre d’affaires pour valider ses trimestres de retraite en 2020 ? Et surtout, que se passe-t-il pour ceux qui naviguent sous la barre ? Décortiquons sans détour.

En tant que micro-entrepreneur, la déclaration régulière de votre chiffre d’affaires à l’URSSAF détermine le montant de vos cotisations sociales. Ces dernières grimpent en fonction du succès de votre activité : plus votre chiffre d’affaires est élevé, plus vos prélèvements sociaux augmentent. À l’inverse, si vos revenus stagnent ou démarrent timidement, vos cotisations seront plus légères.

Mais derrière ces montants, c’est votre protection sociale qui se joue. Cotiser, c’est alimenter vos droits pour les moments où l’activité ralentit, pour financer une formation ou préparer votre retraite. Le filet de la sécurité sociale se tisse avec les euros que vous déclarez. Et lorsque le chiffre d’affaires fléchit, la question surgit : le micro-entrepreneur qui tourne en mode mineur reste-t-il réellement protégé ? Tentative de réponse, arguments à l’appui.

🚨 À ne pas négliger : même sans le moindre euro encaissé sur une période, la déclaration reste obligatoire auprès de l’URSSAF. Si votre chiffre d’affaires est à zéro, il faut l’indiquer noir sur blanc, faute de quoi une pénalité pourrait tomber.

Un faible chiffre d’affaires ne prive pas de la plupart des droits sociaux du micro-entrepreneur

Pas de panique, une activité au ralenti ne vous ferme pas la porte aux principaux dispositifs d’aide réservés aux micro-entrepreneurs. L’important, c’est de verser les cotisations, même modestes.

Par exemple, l’accès à la formation professionnelle est garanti dès lors que la contribution dédiée est réglée, elle varie entre 0,1 % et 0,3 % de votre chiffre d’affaires. Le montant exact du chiffre d’affaires importe peu : si cette contribution est payée, le droit à la formation est acquis.

De la même façon, certaines aides sociales ne tiennent pas compte du niveau de cotisations. On pense à plusieurs allocations versées par la CAF, comme les aides au logement, la prime d’activité ou les allocations familiales. Ici, votre chiffre d’affaires ne conditionne pas l’accès à ces aides.

⚠️ Restez vigilant cependant : une absence de chiffre d’affaires durant 24 mois consécutifs (soit 8 trimestres) entraîne la radiation du régime de la micro-entreprise. L’URSSAF vous adressera alors un courrier pour vous notifier cette sortie du dispositif.

L’ACRE : un coup de pouce sans impact négatif sur les droits sociaux

L’ACRE permet aux nouveaux micro-entrepreneurs de profiter d’une réduction significative de leurs cotisations sociales en début d’activité. Alors, moins de cotisations, est-ce forcément moins de droits ? La réponse est non : l’ACRE n’ampute en rien vos prestations sociales. Vous pouvez profiter de ce dispositif sans crainte de voir votre couverture sociale diminuer.

Certains droits sociaux dépendent effectivement du chiffre d’affaires

En revanche, il existe des prestations dont le montant varie selon les cotisations effectivement versées.

C’est notamment le cas de l’assurance invalidité et vieillesse. Ici, le calcul prend en compte le chiffre d’affaires réalisé sur la période de référence. Plus il est élevé, plus l’indemnisation possible grimpe.

Il en va de même pour la retraite : le nombre de trimestres validés s’appuie directement sur le chiffre d’affaires déclaré. Les seuils à atteindre varient selon la nature de l’activité.

Pour mieux visualiser les montants requis afin de valider un, deux, trois ou quatre trimestres, voici les seuils minimums à réaliser en 2020 :

Type de l’activité exécutée Abattement forfaitaire CA pour 1 trimestre CA pour 2 trimestres CA pour 3 trimestres CA pour 4 trimestres
Activité commerciale (y compris hébergement et restauration) 71% 4 137 € 7 286 € 10 426 € 20 740 €
Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) 50% 2 412 € 4 239 € 6 071 € 12 030 €
Prestations de services non réglementées (BNC) 34% 2 880 € 5 062 € 7 266 € 9 675 €
Professions libérales réglementées (BNC) 34% 2 880 € 4 560 € 6 840 € 9 120 €

Exclusif ou secondaire : l’activité indépendante change-t-elle la donne ?

La situation varie selon que votre micro-entreprise est votre seule source d’activité ou non.

En cas d’activité secondaire (auto-entreprise en parallèle d’un emploi salarié, d’études ou d’une retraite), c’est votre caisse principale qui prend le relais pour le remboursement de vos soins. Si vous êtes salarié, la Sécurité sociale classique s’en occupe ; si vous êtes étudiant, le régime général vous couvre ; en tant que retraité, vous restez affilié au régime lié à votre ancien statut.

Pour ceux dont la micro-entreprise constitue l’unique activité, mais sans chiffre d’affaires, les cotisations sociales ne sont pas dues. Toutefois, le remboursement des frais de santé reste possible. Ce qui change, c’est qu’en-dessous d’un revenu annuel de 4 046,40 € en 2021 (après abattement), aucune indemnité journalière n’est versée si vous devez interrompre votre activité. Les allocations de maternité et de paternité chutent également à 10 % des montants standards sous ce seuil.

Pour être précis, voici ce que prévoient les règles pour une activité à faible revenu :

  • Somme forfaitaire de repos maternel : 342,80 € en 2021
  • Indemnité journalière : 247,94 € pour 44 jours d’arrêt, 332,47 € pour 59 jours, 416,99 € pour 74 jours (chiffres 2021)

En micro-entreprise, le moindre euro déclaré trace la frontière entre droits acquis et droits réduits. Rester attentif à ses seuils, c’est garder la main sur sa protection sociale : la règle du jeu ne change pas, mais la partie se joue à chaque déclaration.

Quelques actus

Quelques plateformes de trading efficace

Il existe aujourd’hui plusieurs moyens de gagner de l’argent en ligne. Parmi ceux-ci, le trading, beaucoup prisé car

Pourquoi investir dans le bitcoin en 2022 ?

Créé dans les années 2008, le bitcoin est une crypto monnaie qui doit sa réalisation au célèbre Satoshi